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11 février 2012 6 11 /02 /février /2012 11:49

Thierry LABORDE indique :

 

" Il faut donc aller trouver des publics solvables qui ont des projets et les financer dans de bonnes conditions."

 

(à 7mns) "Les clients ont profité d'un effet d'aubaine [...] Ils sont des investisseurs immobiliers professionnels qui ont déjà fait précedemment 5 opérations...."

 

INCROYABLE!!!

 

http://www.bfmbusiness.com/interview/il-faut-aller-trouver-des-publics-solvables-qui-ont-des-projets-et-les-financer-dans-de-bo

 

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1 février 2012 3 01 /02 /février /2012 18:33

M. Daniel Boisserie attire l'attention de M. le secrétaire d'État auprès du ministre de l'économie, des finances et de

l'industrie, chargé du commerce, de l'artisanat, des petites et moyennes entreprises, du tourisme, des services, des professions libérales et de la consommation, sur les difficultés des particuliers ayant souscrit des prêts immobiliers "toxiques ".

Le caractère variable du capital du prêt et du taux d'intérêt ne leur a jamais été clairement exposé et les emprunteurs étaient persuadés d'avoir choisi une opération sans risque. Alors que la presse se fait à juste titre l'écho des procédures engagées par les collectivités locales envers certaines banques pour les mêmes raisons, des particuliers se retrouvent dans la même situation et ne parviennent pas à trouver des solutions satisfaisantes par le biais de la médiation. Ils se résignent donc à engager des procédures contentieuses lourdes et coûteuses qui ne résolvent en rien leurs problèmes dans l'immédiat. Il lui demande donc quelles mesures il pourrait mettre en oeuvre afin d'obliger les banques à renégocier avec ces clients d'une part, et quelle initiative réglementaire ou législative il pourrait présenter pour contraindre ces établissements à ne plus pouvoir proposer ce type d'offres.

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27 janvier 2012 5 27 /01 /janvier /2012 09:42

Par Yann Saint-Sernin

 

Des dizaines de particuliers portent plainte contre la BNP Personal Finance, s'estimant victimes de prêts indexés sur le franc suisse qui se sont révélés toxiques.

 

L'épineuse question de la parité entre l'euro et le franc suisse ne faisait jusqu'alors pas partie des tourments quotidiens de Thierry (le prénom a été changé). Mais pour ce commercial résidant à Villenave-d'Ornon (Gironde), la crise a changé la donne. « Au mois d'août, lorsque le franc suisse s'est envolé, j'ai passé quelques nuits blanches », confie-t-il, désabusé.
Si, tel un financier averti, Thierry porte aujourd'hui un oeil compulsif et inquiet sur les taux helvétiques, c'est qu'en 2009, il a cru faire une bonne affaire. Le produit auquel il a souscrit, estampillé BNP Personal Finance, s'appelait Helvet Immo. Le principe ? Un prêt en francs suisses, remboursable en euros. « Les meilleurs taux du marché », lui indiquait alors son conseiller en gestion de patrimoine indépendant (CGPI). Mais la crise a jeté quelques grains de sable dans l'horlogerie présentée comme inoxydable de la parité euro/franc suisse. Révélant du même coup la vraie nature du prêt prétendument miracle : « Un produit hautement volatile et toxique ! » peste Thierry.  

Collectif de 300 « victimes »

 

Car, avec l'effondrement de l'euro, la bonne affaire a viré à la catastrophe. « J'ai emprunté 190 500 euros en 2009. Par le jeu des taux de change, même si je rembourse depuis deux ans, mon capital restant dû est aujourd'hui de 237 000 euros. Au lieu de baisser, il a augmenté de 47 000 euros », s'insurge le commercial. À l'instar des désormais fameux emprunts toxiques distribués sans vergogne par Dexia aux collectivités, Helvet Immo devrait rapidement connaître son heure de gloire. Un collectif annonce avoir réuni 300 « victimes » de ce produit dans toute la France. « Je vais devoir vendre ma voiture pour rembourser. Je ne peux plus emprunter pour ma résidence principale. Je n'ai pas signé les yeux fermés. Mais le courtier m'a affirmé que l'opération était tout à fait neutre », assure Henrick Ponce, un représentant du collectif.

L'avocat du collectif, Me Charles Constantin-Vallet, annonce avoir déposé 60 plaintes contre la BNP et les intermédiaires auprès du TGI de Paris. 50 autres devraient suivre. Toutes mettent en cause le défaut d'information sur les risques encourus par les contractants. « Je ne suis pas un financier. On ne m'a pas expliqué les risques. J'ai simplement voulu faire une opération de défiscalisation immobilière pour payer les études de mes enfants. Aujourd'hui, l'argent que j'espérais gagner s'est transformé en dette », s'étrangle Thierry.

 

 

« Pas l'idée du siècle »

 

« Ce produit n'était peut-être pas l'idée du siècle », reconnaît unporte-parole de la BNP. « Dès que la crise est arrivée, nous l'avonsstoppé. Entre 2008 et 2009, tout le monde le trouvait intéressant. Deplus, il n'a pas été vendu directement par la BNP Personal Finance,mais par des intermédiaires que nous avions parfaitement informés
« Le client ne peut être en mesure de comprendre le contrat de 40 pages en le lisant. Tous mes clients ont reçu le même argumentaire, qui ne ventait que les qualités du produit sans mentionner les risques. Tout m'indique que ça ne pouvait être qu'organisé par la BNP, soit par incompétence, soit en toute conscience. »
   
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12 janvier 2012 4 12 /01 /janvier /2012 17:48

Par Catherine LE GALL

 

Quelques semaines seulement après la sortie du rapport de la commission d’enquête de l’Assemblée nationale sur les emprunts toxiques, paru en décembre dernier, ces prêts à haut risque font encore l’actualité. Cette fois-ci, il s’agit de prêts en francs suisses accordés par la BNP aux particuliers. Maurice Vincent, sénateur-maire PS de Saint-Etienne, particulièrement sensibilisé au sujet, a décidé de réagir.

De 2008 à 2009, environ 4 000 familles auraient contracté ces fameux emprunts toxiques. Leur structure est moins complexe que celle des emprunts accordés aux collectivités locales : il s’agissait, pour la BNP, de proposer aux particuliers d’emprunter en franc suisse et de rembourser en euro.

Mais le dispositif commercial était assez pervers : « Nous n’avons pas contracté ces emprunts directement auprès de la BNP. Ce sont des intermédiaires, comme des gestionnaires de biens ou des agences immobilières, qui nous les ont proposés dans le cadre d’un projet immobilier. Pour nous, il s’agissait de constituer ou de valoriser un patrimoine via un investissement locatif. Les intermédiaires nous présentaient les emprunts dans un package en nous expliquant que c’était le financement le mieux adapté », explique Florent Bicêtre, l’un des membres du collectif Helvet Immo.

Bien sûr, comme dans le cas des collectivités  locales, les particuliers n’ont pas été correctement informés du risque représenté par ces emprunts : « On nous présentait une courbe de l’évolution du franc suisse par rapport à l’euro qui indiquait que le produit était stable. Et lorsque la parité a évolué de manière défavorable, nous n’en avons même pas été avertis », ajoute-t-il.
Cette méthode de commercialisation rappelle fortement celle de Dexia auprès des collectivités…

De son côté, BNP-Personal finance assure avoir proposé des produits légaux et, qui plus est, avoir agi dans l’intérêt de ses clients : « Ces produits n’ont pas été directement commercialisés par BNP-Personal Finance mais par des intermédiaires en relation avec des particuliers investisseurs. Le prêt en franc suisse permettait de leur proposer des taux intéressants puisqu’ils étaient inférieurs d’environ 1 % à ceux du marché. En 2009, lorsque nous avons constaté que les conditions devenaient défavorables, nous avons tout de suite suspendu la commercialisation de ces produits », affirme un porte-parole de l’entreprise.
Aujourd’hui, la banque assure négocier avec les particuliers les plus touchés et elle espère un retournement de marché qui leur soit plus favorable.  Là encore, ce positionnement est très proche de celui adopté par les banques qui ont vendu les prêts toxiques aux collectivités : l’association Helvet Immo rapporte que les conditions de sortie de ces emprunts ne sont pas acceptables.

Procédure pénale - Lorsque la parité euro/franc suisse a explosé en août dernier, les titulaires de ces emprunts ont commencé à s’inquiéter. En effet, l’envolé du franc suisse a fait grimper le capital restant dû de 30 %…
Il leur a fallu plusieurs mois et de nombreuses discussions sur des forums pour se rendre compte que tous les contrats menaient à une filiale de la BNP, BNP Personal Finance.

Ils ont alors constitué un collectif pour défendre leur cause, ils sont aujourd’hui 300 membres. Certains d’entre eux ont décidé d’entamer une procédure judiciaire. Plus de 60 familles ont porté plainte en novembre et décembre 2011, et elles seront bientôt une autre soixantaine à les suivre.
« Nous portons l’affaire au pénal car, étant donné le mode de commercialisation de ces prêts, de nombreux éléments semblent démontrer qu’il s’agit d’une pratique commerciale trompeuse. En un deuxième temps, je pense porter l’affaire au civil pour défaut de conseil », explique Charles Constantin Vallet, avocat du collectif.

Interdire la commercialisation – Maurice Vincent, directement contacté par le collectif, n’a pas hésité à réagir, d’autant que des familles du département de la Loire sont concernées.
Saisissant l’opportunité de l’examen du projet de loi sur les droits, la protection et l’information des consommateurs, le 20 décembre dernier au Sénat, il a proposé un amendement pour interdire la commercialisation de ce type d’emprunts aux particuliers.

« Il me paraît anormal de proposer des produits aussi sophistiqués aux particuliers. Dans leur cas comme dans le cas des acteurs publics, la responsabilité incombe, en premier lieu, au système bancaire et financier. Mais elle incombe également aux autorités de contrôle qui sont demeurées inefficaces », souligne Maurice Vincent.
Le gouvernement a d’ailleurs opposé un refus à cet amendement qui a été tout de même adopté.

Enfin, Jean-Jacques Candelier, député du Nord du groupe de la gauche démocrate et républicaine, a aussi réagi puisqu’il a demandé au gouvernement, le 20 décembre, de diligenter une enquête sur ces produits, auprès de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), si tel n’est pas encore le cas.

Le collectif compte aujourd’hui sur l’appui des élus : « Nous avons besoin de leur soutien en faveur de cet amendement mais également pour peser auprès des autorités de contrôle pour lancer une enquête », insiste Florent Bicêtre.
Le texte contenant l’amendement de Maurice Vincent arrivera bientôt en deuxième lecture à l’Assemblée nationale.

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8 janvier 2012 7 08 /01 /janvier /2012 13:28

Amendement. En 2008 et 2009, des milliers de particuliers ont souscrit des emprunts immobiliers auprès de la BNP indexés sur le taux de change du franc suisse… Pour les défendre, Maurice Vincent, sénateur PS, engage sa première lutte au Palais du Luxembourg.

Parce que Saint-Etienne est aujourd’hui aussi connue en France pour son football que ses problèmes financiers, liés à la souscription de 127 millions d’euros d’emprunts dits toxiques sous l’ère Thiollière, son maire actuel, le socialiste Maurice Vincent, devenu sénateur en septembre dernier, a choisi d’engager un nouveau combat, au profit des particuliers cette fois.

Après Dexia, la banque franco-belge des collectivités en pleine déconfiture, c’est la BNP que Maurice Vincent épingle aujourd’hui, au travers d’un amendement déposé au Sénat le 21 décembre (lire ci-contre).

Le document vise spécifiquement le produit « helvet immo », proposé aux acquéreurs de logements ayant eu envie de défiscaliser dans le cadre de la loi Scellier. En 2008 et 2009, en France et dans la Loire, plus de 4000 personnes ont contracté des prêts immobiliers auprès de BNP personal finance, filiale de BNP-Paribas.

Ces prêts indexés sur le taux de change du franc suisse étaient avantageux à leur commercialisation (autour de 4.15 %), avant d’augmenter de 25 à 30 % dans les mois qui ont suivi. Parmi les acquéreurs, un jeune couple de la plaine du Forez, dont nous avons conté la mésaventure ( La Tribune — Le Progrès du 1 er décembre), a découvert devoir 172 000 euros à sa banque, quinze mois après avoir emprunté 133 000 euros, soit une hausse de 29 %. En cause, la crise et la parité du taux de change entre l’euro et le franc suisse. Cette possibilité, les vendeurs du crédit, tous mandataires affiliés à la BNP, se sont vraisemblablement bien gardés de l’évoquer.

Grâce à Internet, un collectif « Helvet immo », regroupant plusieurs personnes dans la même situation, était créé il y a quelques mois et un avocat désigné pour défendre les intérêts des trois cents premiers adhérents dans le cadre de « pratiques commerciales trompeuses ». Florent B., membre fondateur du collectif, explique que les particuliers qui ont souscrit ce type d’emprunt ne se sont pas encore tous rendus compte des risques. Ils continuent à payer leurs mensualités qui ne varient pas. Ce qu’ils n’ont pas vu, c’est que la durée du remboursement s’allonge au fil des mois.

Il suffit de regarder le capital restant dû sur le relevé trimestriel envoyé par la BNP ». Pour le fondateur du collectif, l’amendement de Maurice Vincent, « c’est un premier pas vers la victoire. Mais la victoire totale, ce sera quand BNP-Paribas reconnaîtra qu’elle aurait dû mieux informer les particuliers et leur proposera une solution acceptable, en l’occurrence renégocier sur les bases de l’emprunt de départ et non sur la somme restant due à ce jour ». Florent B. martèle : « Ces conditions ne nous sont pas favorables. Nous nous battrons au pénal jusqu’au bout, pour mettre en lumière les pratiques commerciales trompeuses de la BNP, sans lesquelles nous n’aurions jamais signé ces contrats ».

F.P et F.B

 

« De véritables pièges »

L’amendement adopté le 21 décembre au Sénat par les seuls élus de gauche « cherche à protéger pour l’avenir les consommateurs de pratiques bancaires très contestables qui consistent à vendre à des particuliers des emprunts immobiliers très spéculatifs ». C’est en ces termes que Maurice Vincent s’est exprimé dans l’Hémicycle.

« Des ménages ont été confrontés à des montages juridiques particulièrement complexes : chaque fois que la parité euro/franc suisse évolue, l’emprunteur voit son capital restant dû augmenter ou baisser, sans rien pouvoir faire.

Ces prêts soit disant sûrs, d’après des documents commerciaux, se sont révélés être de véritables pièges. De nombreux ménages ont accepté de rembourser la totalité de la somme exigée par la banque en allongeant de cinq années la durée de leur prêt, d’autres ont choisi de renégocier le contrat sur la base de l’argent emprunté au départ moins le capital déjà remboursé.

J’entends dire que ces personnes étaient des ménages aisés cherchant à maximiser leur profit ou à optimiser leur imposition, je ne le pense pas. Plusieurs personnes concernées dans mon département sont modestes et ne disposent pas de l’aide d’un conseil juridique ou financier. »

 

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3 janvier 2012 2 03 /01 /janvier /2012 08:32

Crédits immobiliers : les particuliers se sont aussi fait placer des emprunts toxiques

[...]

Rappelons que pour des établissements bancaires et leurs circuits de distribution, placer ce type de prêts revient à faire prendre par les clients des positions de change spéculatives, alors que les banques elles-mêmes se couvrent - nécessairement - sur le marché à terme contre ce risque ! Il s'agit ni plus ni moins que d'un abus de confiance...

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29 décembre 2011 4 29 /12 /décembre /2011 10:19

La Chambre haute a voté un texte qui interdit les emprunts souscrits dans une monnaie et remboursables dans une autre.Commenter

Par TONINO SERAFINI

Le Sénat a adopté jeudi dernier - contre l’avis du gouvernement - un amendement visant à interdire les prêts immobiliers toxiques aux particuliers. Ce vote est passé quasiment inaperçu en raison de la trêve de Noël, mais les enjeux sont importants pour la protection des consommateurs.

Les communes, les départements ou les organismes de HLM ne sont pas les seuls à être pris dans la tourmente d’emprunts très risqués. Plusieurs milliers de particuliers se trouvent également piégés par des prêts immobiliers souscrits en francs suisses mais remboursables en euros. Avec l’envolée de la monnaie helvétique, le capital à rembourser en euros n’a cessé d’augmenter pour leurs souscripteurs. Il évolue en permanence au gré du marché des changes. Des personnes ayant emprunté 100 000 euros en 2009 doivent aujourd’hui grosso modo 130 000 euros, alors qu’ils remboursent déjà depuis plus de deux ans. Leur situation pourrait encore empirer.

Quid pour les emprunteurs ? La durée de leur prêt va augmenter de cinq ans (ils vont payer pendant vingt-cinq ans, au lieu de vingt ans). Et si cela ne suffisait pas à rembourser le capital restant dû, le montant des mensualités pourrait être revu à la hausse, et sans limite.

Contrairement à ce qu’elles prétendent, les banques françaises ne se sont pas toujours bien comportées à l’égard des particuliers. Elles leur ont fourgué sans gêne des contrats très risqués. La plupart de ces prêts ont été commercialisés sous la marque «Helvet Immo» par BNP Personal Finance, filiale de BNP Paribas, de mars 2008 à décembre 2009. Mais d’autres banques, comme le Crédit agricole de l’Ain, s’y sont mises également.

Plaintes. Une soixantaine de personnes concernées par ces prêts ont déposé plainte auprès du parquet de Paris. «Dès la conception de ce produit, le banquier, qui est un professionnel de la finance, ne pouvait pas ignorer le risque que comportaient ces prêts, puisque le marché des changes évolue au jour le jour», affirme Me Charles Constantin-Vallet, leur avocat. L’amendement interdisant ce type de prêts est signé par Maurice Vincent, sénateur-maire (PS) de Saint-Etienne, très concerné par ces questions, puisque sa ville détient des emprunts toxiques, légués par son prédécesseur. «J’ai trouvé cela dans la corbeille, quand j’ai été élu à la mairie en 2008», dit-il. Depuis, sa ville a engagé un bras de fer avec les banques.

Il sera intéressant de suivre le devenir de cet amendement, adopté par un Sénat de gauche, lors de son examen à l’Assemblée. Il interdit les emprunts souscrits dans une monnaie et remboursables dans une autre, pour les particuliers.

Loi Robien. Au gouvernement, on jure qu’«il n’y a pas d’opposition de principe à régler ce genre de problèmes. Mais la rédaction de l’amendement doit être revue». A voir. BNP Personal Finance a «arrêté ces prêts dès décembre 2009», affirme son porte-parole. Ils avaient été commercialisés par des intermédiaires auprès de particuliers lors d’achats de logements défiscalisés type loi Robien. A l’époque, les taux de ces prêts étaient de 0,8% à 1% inférieurs au marché.

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27 décembre 2011 2 27 /12 /décembre /2011 09:50
le 27/12/2011

Le Sénat a adopté un amendement interdisant de commercialiser ce type de crédit auprès des particuliers. Un collectif dépose 50 plaintes

L’affaire des emprunts indexés sur le franc suisse opposant BNP Paribas à plusieurs dizaines de particuliers prend une tournure politique. Dans le cadre du projet de loi visant à renforcer la protection des consommateurs, le Sénat a voté jeudi dernier l’amendement du sénateur-maire (socialiste) de Saint-Etienne Maurice Vincent: celui-ci interdit de proposer aux particuliers des prêt exprimés dans une monnaie et remboursables dans une autre. Le député fait explicitement référence au contentieux.

Adopté contre l’avis du gouvernement, par un Sénat d’opposition, cet amendement a un avenir incertain. La position du ministère de l’Economie et des Finances n’étant pas connue, il peut autant être modifié que retoqué. Sans compter que «le lobby bancaire n’est pas encore entré en action», confie un témoin.

En tout cas, la pression sur BNP Paribas ne retombe pas. L’avocat représentant les membres du Collectif des victimes Helvet Immo a déposé 50 plaintes au tribunal de grande instance (TGI) de Paris, en plus des huit déjà déposées le 25 novembre dernier, contre BNP Paribas Personal Finance, la filiale responsable des prêts. Maître Charles Constantin-Vallet affirme en avoir encore entre 30 et 40 en préparation. Le collectif revendique 300 membres, ayant souscrits des prêts compris entre 100.000 et 200.000 euros.
Le motif de la plainte repose sur le défaut d’information dont auraient été victimes les emprunteurs concernant spécifiquement le risque de change associé à ces prêts. Cette position diffère donc de celle de l’Association française des usagers des banques (Afub), qui envisage elle d'assigner BNP Paribas devant le tribunal de commerce de Paris. Estimant que l’argument de la mauvaise information a peu de chance d'être entendu, l’Afub préfère s’appuyer sur le Code monétaire et financier, qui «n’admet les indexations que si elles sont en relation directe avec l’objet de la convention ou avec l’activité de l’une des parties».

L’avocat du collectif estime au contraire que dans une jurisprudence de 2001, la Cour de cassation précise que le prêt en devise étrangère est conforme pour une banque ayant des activités sur les marchés de change. En attendant de connaître la stratégie payante, BNP Paribas semble encerclé. D’autant plus qu’«il est d’usage que le parquet saisisse la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes dans le cas d’un dépôt de plainte relatif au droit des consommateurs», précise Charles Constantin-Vallet.
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23 décembre 2011 5 23 /12 /décembre /2011 21:10

Un avocat spécialiste du droit bancaire a déposé 58 plaintes pour « pratique commerciale déloyale et trompeuse » contre BNP Paribas mais aussi contre les différents intermédiaires ayant vendu le prêt indexé sur le franc suisse.

L'affaire des victimes de prêts à taux variables indexés sur le franc suisse prend de l'ampleur. Après les plaintes déposées auprès de l'Association française des usagers des banques (AFUB), c'est désormais la justice qui a été saisie. Maître Charles Constantin Vallet, avocat spécialiste du droit bancaire, a d'ores et déjà déposé 58 plaintes pour « pratique commerciale déloyale et trompeuse » contre BNP Paribas mais aussi contre les différents intermédiaires ayant vendu ce prêt. En effet, les clients n'étaient pas toujours directement en contact avec BNP Paribas, mais avec des intermédiaires, conseillers en gestion de patrimoine, commercialisant à la fois un produit immobilier de défiscalisation et un montage financier.  Au moment de l'emprunt, ils assuraient aux particuliers que le franc suisse ne bougeait pas. Or, depuis, il s'est apprécié de près de 60% !

 

Pour autant,  les emprunteurs n'ont pas encore tous constaté le problème : « Les mensualités sont bloquées pendant cinq ans, explique maître Constantin Vallet. Seul le capital restant dû, indiqué sur un relevé envoyé chaque trimestre, augmente. » Du coup, à moins d'être particulièrement attentif à ce relevé, l'emprunteur n'y voit que du feu. Et pendant ce temps la somme qu'il doit rembourser ne cesse d'augmenter, dépassant largement le capital de départ. Il y a donc fort à parier qu'au fil des semaines et des mois, le nombre des plaintes ne va cesser d'augmenter.

 

Pour l'instant, BNP propose des solutions au cas par cas, notamment de convertir leur prêt en en euros à taux fixe, mais au niveau du capital actuel. Soit un capital plus élevé qu'au moment de l'emprunt. Pour l'avocat des victimes, cela ne suffit pas : « La banque doit reconnaître qu'elle aurait dû prévenir ses clients des risque liés à ce prêt et leur proposer ensuite une solution globale. »

 

Dans tous les cas, ces plaintes doivent permettre de mettre en lumière de mauvaises pratiques. Car soit la banque et les intermédiaires savaient que ce type de prêt était risqué et ils l'ont volontairement caché, soit les intermédiaires ignoraient effectivement les risques liés à ce prêt et alors il y a un véritable problème de formation de ces derniers.

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23 décembre 2011 5 23 /12 /décembre /2011 21:08
M. Jean-Jacques Candelier interroge M. le ministre de l'économie, des finances et de l'industrie sur la possibilité ou l'existence d'une enquête de la DGCCRF sur les pratiques de la BNP concernant la commercialisation des emprunts en francs suisses Helvet Immo. Cette offre de prêt a été signée avec une filiale de la BNP, dénommée BNP Paribas personal finance (BNP PF), issue du rapprochement, au 1er janvier 2008, de l'UCB et Cetelem, et opérant dès lors aussi bien sous la marque commerciale Cetelem immo que BNP invest immo. Il lui demande s'il compte lancer une enquête de la DGCCRF ou si elle existe déjà.
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Collectif Helvet Immo

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  • : Blog du collectif des victimes du prêt Helvet Immo, commercialisé entre 2008 et 2009 par BNP Paribas Personal Finance via des IOB (Intermédiaires en Opérations Bancaires) ou des CGPI (Conseillers en Gestion de Patrimoine Indépendant). Courriel : victimes.helvetimmo@yahoo.fr
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